Les intermittents soutenus par les patrons des festivals

Amandine Rancoule

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Lundi, lors de la manifestation.
Lundi, lors de la manifestation. — B. Horvat / AFP

Ils ont pris leurs plumes en signe de soutien au mouvement des intermittents. Dix responsables culturels marseillais, directeurs de théâtres, de festivals ou de centres de création ont écrit mardi une lettre ouverte au gouvernement, lui demandant de ne pas ratifier l'accord sur la nouvelle convention Unédic. «Un accord injuste, inefficace et destructeur», jugent les signataires, parmi lesquels Alain Arnaudet, le directeur de La Friche la Belle de Mai, ou Régis Guerbois, le président du Festival de Jazz des Cinq Continents.

Menaces de grève


«Nous vous demandons instamment de ne pas agréer l'accord Unédic du 22 mars dernier et de rouvrir des négociations, écrivent-ils. Les menaces de grève s'intensifient de jour en jour : avec elles, le risque des annulations» des cinq festivals prévus au mois de juin à Marseille, poursuivent les directeurs. «La perspective de l'annulation de nombreux festivals sur notre territoire met en péril des milliers d'emplois et prend en otage les festivaliers. Cette situation est dramatique pour la culture, le tourisme et l'économie marseillaise», réagit Jean-Claude Gaudin (UMP), le maire. Lundi après-midi, près de 1 500 intermittents ont manifesté sur le Vieux-Port (1er). «On a pris la décision de se mettre en grève pour les Premières Lyriques du 2 juillet», a déclaré l'un des porte-parole du Festival d'Aix. La menace de grève plane également sur le festival de Marseille, dont l'ouverture est prévue jeudi. En juillet, le «in» d'Avignon est également menacé.

■ Un accord contesté

Les intermittents sont hostiles au texte, issu d'un accord signé le 22 mars entre le patronat et trois syndicats de salariés. Il prévoit de durcir les règles d'indemnisation des intermittents du spectacle.