Andrieux, responsable de «pas grand-chose»

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Au deuxième jour de son procès en appel pour détournement de fonds publics, la députée Sylvie Andrieux est restée figée sur sa défense. Soupçonnée de clientélisme électoral entre 2005 et 2008, l'ancienne vice-présidente de la région assure, depuis le début, qu'elle n'avait «aucune autorité» au sein du conseil régional. «Je suis responsable de pas grand-chose», a-t-elle même déclaré mardi à la barre. Comme en mai 2013, lors du procès en première instance, elle rejette également la responsabilité sur son ancien collaborateur, Roland Balalas. Celui-ci prétend pourtant qu'elle faisait les «arbitrages». Sylvie Andrieux nie aussi avoir eu des contacts avec Boumédienne Benamar, qui se trouvait à la tête d'un réseau d'associations fictives. «Je n'ai rien inventé, j'ai profité d'un système déjà en place», a déclaré ce dernier devant la cour d'appel d'Aix-en-Provence.