Un exercice pour éviter l'été brûlantLe centre flambant neuf répondra aux appels

Mickaël Penverne

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Les marins-pompiers peuvent faire appel aux bombardiers d'eau.
Les marins-pompiers peuvent faire appel aux bombardiers d'eau. — P. Magnien / 20 Minutes

Une centaine de marins-pompiers ont participé mardi à un exercice de lutte contre les feux de forêt à l'entrée du campus universitaire de Luminy. Avec des bombardiers d'eau et plusieurs véhicules d'intervention au sol, ils ont simulé un départ de feu au pied des calanques. En février 2013, un incendie avait ravagé une centaine d'hectares dans le massif de Marseilleveyre. Le sinistre, localisé dans une zone très escarpée, avait mobilisé près de 300 hommes pendant deux jours.

« Rien n'est gagné »


«Aujourd'hui, le risque est modéré : il a plu pas mal cet hiver et il y a eu encore quelques gouttes ces derniers jours, indique le vice-amiral Jean-Michel l'Henaff, commandant du bataillon des marins-pompiers. Mais rien n'est gagné. Dans cette région, l'eau ruisselle, le soleil tape fort et les températures sont souvent élevées. Et il suffit que le vent souffle pour que tout s'assèche très vite.» Marseille est entourée d'environ 9 000 hectares d'espaces naturels, dont le Parc des Calanques, très sensible au risque d'incendie. Un risque lié à la végétation et aux conditions climatiques mais aussi, et surtout, à la fréquentation. «Les feux sont très très rarement d'origine naturelle», rappelle Jean-Michel l'Henaff.

Le bataillon des marins-pompiers a inauguré lundi le nouveau centre opérationnel des services de secours et d'incendie de Marseille (Cossim). Implanté dans le 3e arrondissement, il doit servir à traiter les appels téléphoniques et coordonner les opérations sur le terrain. «L'idée, c'est de mieux répartir le travail sur l'ensemble des casernes de la ville pour rapprocher les marins-pompiers du lieu de l'intervention. Même si, dans 70 % des cas, celle-ci a déjà lieu moins de dix minutes après l'appel», indique Julien Ruas, adjoint au maire délégué au bataillon. L'année dernière, le centre de gestion des alertes a reçu 370 000 appels, soit plus de 1 000 par jour, ce qui a entraîné 112 000 interventions. Une cinquantaine de personnes travaillent au COSSIM. Le Centre, opérationnel 24 heures sur 24, a coûté près de 10 millions d'euros, financés par la mairie et le conseil général.