Marseille: La ville recale la réforme sur les rythmes scolaires

POLITIQUE Un moratoire a été réclamé lundi matin en conseil municipal...

Amandine Rancoule

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La réforme de la semaine à quatre jours et demi doit être appliquée à la rentrée prochaine.
La réforme de la semaine à quatre jours et demi doit être appliquée à la rentrée prochaine. — P.Magnien / 20 Minutes

Le conseil municipal de Marseille a demandé lundi au gouvernement un moratoire sur la réforme des rythmes scolaires qui doit être appliquée à la rentrée 2014. La réforme Peillon propose de passer à la semaine de quatre jours et demi au lieu de quatre afin d'alléger les journées des écoliers et leur permettre de pratiquer des activités culturelles et sportives.

«Tant que nous n'avons pas plus d'éléments sur comment assurer la sécurité des enfants, comment accéder aux locaux, car les salles de classes sont fermées, et comment la financer, nous ne voudrons pas de cette réforme, indique Jean-Claude Gaudin (UMP), le maire. C'est une faute politique du gouvernement d'avoir voulu passer en force.»

«Si la réforme des rythmes scolaires était appliquée, elle coûterait entre 20 et 25 millions d'euros», en comptant le recrutement des animateurs dans les 445 écoles, estime Roland Blum, l'adjoint aux finances. Pour l'opposition socialiste, ce coût est surévalué. «L'estimation n'est plus d'actualité après l'assouplissement proposé par le nouveau ministre de l'Education», pense Stéphane Mari, le porte-parole du groupe socialiste.

Vendredi, Benoît Hamon a proposé que les activités périscolaires soient concentrées sur une seule demi-journée afin de réaliser des économies d'échelle. «Le nouveau décret permet de choisir entre le mercredi matin ou le samedi matin, car la semaine de quatre jours est un non-sens biologique», estime Annie Lévy-Mozziconacci. L'élue socialiste du 4e secteur a déploré que Marseille soit la «seule grande ville de France à ne pas appliquer la réforme que 22% des communes respectent déjà».