Marseille: Après la démission de Guérini, le PS veut se reconstruire

POLITIQUE La tutelle de la fédération du PS va être levée «dans les prochaines semaines»...

A Marseille, Mickaël Penverne

— 

Le premier secrétaire fédéral délégué du parti  socialiste, Jean-David Ciot, le 3 mars 2011.
Le premier secrétaire fédéral délégué du parti socialiste, Jean-David Ciot, le 3 mars 2011. — GERARD JULIEN/AFP PHOTO

La défaite aux municipales et la démission de Jean-Noël Guérini du Parti socialiste ouvrent une nouvelle ère pour la fédération des Bouches-du-Rhône. La tutelle, mise en place en mars2013, va être levée.

«Il est prévu qu’on l’organise dans les prochaines semaines», a confirmé mardi Alain Fontanel, secrétaire national aux fédérations. Conséquence, la lutte interne pour le contrôle de la «fédé» est repartie.

Tout sauf Mennucci

Mis de côté et humilié par la tutelle, le Premier secrétaire fédéral, Jean-David Ciot, a déjà tracé sa feuille de route pour reprendre la main. «Il faut d’abord organiser une vaste campagne de réadhésion des militants, explique-t-il. Cela veut dire que les gens vont devoir venir physiquement à la fédération pour se réengager.» Il propose ensuite de créer un «comité de ville» qui rassemblera tous les élus socialistes marseillais du conseil municipal, du conseil général et du conseil régional. Cette nouvelle instance devra travailler «sur le fond, pour réenclencher les grands débats qui nous ont grandement manqué pendant les municipales». Ciot devait présenter ses propositions mardi soir à Harlem Désir.

Après cette «formalité», il espère les porter au vote au prochain conseil fédéral la semaine prochaine pour boucler la «refondation» avant les élections européennes. Pour réussir son OPA, il compte sur le soutien de Samia Ghali et de Stéphane Mari, nouveau président du groupe socialiste au conseil municipal. Tous les trois veulent d’abord faire barrage à Patrick Mennucci. «Il doit prendre un peu de recul, confirme Stéphane Mari. La fédération ne peut pas se reconstruire autour de lui. Il porte une trop lourde responsabilité dans la victoire du Front national dans le 7e secteur.»

Ils veulent ensuite placer à la tête du PS des «nouvelles personnalités», c’est-à-dire eux-mêmes.«C’est toute la génération Deferre qui devrait se mettre en retrait, insiste Jean-David Ciot. Gaston est mort en 1986 et c’était déjà les mêmes personnes qui étaient aux commandes.»

 

Le parti de Guérini

Après sa démission du Parti socialiste, Jean-Noël Guérini a annoncé mardi qu’il allait créer son propre parti politique pour préparer les sénatoriales en 2014 et les cantonales en 2015.