Vingt-et-un mois pour convaincre

Mickaël Penverne

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Guy Teissier accède à la présidence de MPM à l'âge de 69 ans.
Guy Teissier accède à la présidence de MPM à l'âge de 69 ans. — P. Magnien / 20 Minutes

Après la mairie de Marseille vendredi, l'UMP a pris lundi les rênes de la communauté urbaine. Sans surprise, Guy Teissier en est devenu le président. Le député des Bouches-du-Rhône a fait le plein de voix à droite (90) dès le premier et unique tour. Son adversaire, Michel Illac, maire divers gauche d'Ensuès-la-Redonne, a obtenu 31 voix. Le PS n'a pas présenté de candidat et l'ancien prétendant à la mairie de Marseille, Patrick Mennucci, n'a même pas participé à la séance. Il avait confié sa procuration à Samia Ghali, désormais seule maire de secteur socialiste de la ville.

Un comité de pilotage


Aussitôt élu, Guy Teissier a sorti le catalogue des promesses. Il a proposé de mettre en place un «guichet unique» pour les entreprises, de signer un «contrat local de propreté», de créer un «observatoire des prix», de réduire le nombre de vice-présidents de 30 à 15 ou encore de diminuer ses propres indemnités. Le nouveau président de Marseille Provence Métropole (MPM) a également insisté sur le développement des transports, «clé de voûte de notre développement de demain». Mais il va devoir surtout gérer une institution en pleine mutation, avec la création de la métropole le 1er janvier 2016. Guy Teissier a vingt-et-un mois pour convaincre la centaine de maires du département hostiles à la nouvelle collectivité.

«La métropole doit se construire avec tous les élus, avec tous les maires», a rappelé Michel Illac, qui s'est fait le porte-parole des opposants au sein de MPM. Teissier lui a répondu en promettant d'être un «négociateur tenace des intérêts des habitants (...) et de leurs maires» et de s'entourer d'un «comité de pilotage».