Guy Teissier à la tête de la future métropole

Mickaël Penverne

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Le député Guy Teissier aux côtés de Jean-Claude Gaudin, le 31 mars.
Le député Guy Teissier aux côtés de Jean-Claude Gaudin, le 31 mars. — P. Magnien/20 Minutes

Après Jean-Claude Gaudin vendredi à la mairie de Marseille, Guy Teissier devrait être élu lundi à la tête de la communauté urbaine. Cette fois, la présidence de Marseille Provence Métropole ne devrait pas échapper à l'UMP. En 2008, Renaud Muselier avait été battu par le socialiste Eugène Caselli, alors que la droite était majoritaire. Six ans après, cette dernière est suffisamment forte pour ne pas craindre de «mauvaises surprises». Elle dispose de 90 sièges, pendant que la gauche en a 32 et le Front national 16.

A priori, Guy Teissier n'a donc rien à craindre. Son arrivée à la tête de cette institution signe d'abord la fin de la «gouvernance partagée» entre l'UMP et le PS. «Ça change tout, souligne Lionel Royer-Perraut, conseiller communautaire et bras droit du futur président. Guy Teissier va avoir les coudées franches pour appliquer son programme. La plus-value est appréciable.»

En plus des «affaires courantes», celui-ci va devoir gérer la transition de la communauté urbaine vers la métropole qui entrera en vigueur le 1er janvier 2016 et rassemblera 92 communes. De nombreux maires y sont opposés, à droite comme la maire d'Aix-en-Provence Maryse Joissains, mais aussi à gauche. Le sénateur-maire d'Allauch Roland Povinelli (PS) a écrit vendredi à Manuel Valls pour lui rappeler son opposition «à une organisation territoriale qui déciderait à Marseille de [notre] urbanisme, de [nos] logements et de [nos] impôts». Dans ce long travail de négociation, Guy Teissier pourra au moins compter sur Jean-Claude Gaudin. Le maire en a fait une de ses priorités : «Nous devons concrétiser cette chance historique pour Marseille, celle de devenir une métropole de niveau européen avec 1, 8 million d'habitants, ouverte sur le Sud et sur le monde», a-t-il déclaré vendredi.