Prison ferme dans l'affaire du «Clemenceau»

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Le tribunal correctionnel de Marseille a condamné lundi à trente mois de prison ferme le chef d'entreprise marseillais présenté comme le «pivot» d'une affaire de fausses factures dans le cadre du marché de désamiantage de l'ex-porte-avions Le Clemenceau. Jean-Claude Giannino, dirigeant de Technopure, a aussi écopé d'une amende de 50 000 € et d'une interdiction de gérer toute société. Le procureur avait requis contre lui quatre ans de prison ferme et 150 000 € d'amende. Six autres personnes ont été condamnées à des peines allant de simples amendes à quinze mois de prison ferme. La justice leur reprochait des surfacturations durant la première tranche du chantier de désamiantage dans le port de Toulon entre octobre 2004 et mars 2005. L'enquête avait débuté après un signalement de Tracfin en juin 2006. Après être resté bloqué à l'entrée du canal de Suez en 2006, l'ex-porte-avions, mis en service en 1961 et désarmé en 1997, est rapatrié en France. Il est finalement démantelé entre 2009 et 2010 aux chantiers Able UK d'Hartlepool, en Grande-Bretagne.