La police le qualifie de «tueur en série»

Amandine Rancoule

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En 2008 à Saint-Mitre (13e).
En 2008 à Saint-Mitre (13e). — A.-C. Poujoulat / AFP

Le procès devrait durer jusqu'au vendredi 4 avril. Patrick Salameh, 56 ans, comparaît à partir de ce lundi devant la cour d'assises des Bouches-du-Rhône. Il est accusé d'avoir enlevé à Marseille en 2008 trois prostituées dont les corps n'ont jamais été retrouvés, et d'avoir «enlevé, détenu, séquestré» et «violenté» une quatrième femme qu'il a ensuite relâchée.

Des corps introuvables


En octobre et novembre 2008, trois femmes, Iryna, Ukrainienne de 42 ans, Cristina, Roumaine de 23 ans, et Zineb, une Algérienne de 28 ans disparaissent dans le centre-ville. Début novembre, une quatrième prostituée de 24 ans porte plainte contre Patrick Salameh, l'accusant de l'avoir séquestrée, violée et frappée pendant plus de six heures avant de la payer et de la relâcher. Au lendemain de ce témoignage, Salameh, présenté par la police comme un «tueur en série», est interpellé. Des traces d'ADN et des objets appartenant à deux des disparues sont trouvés dans un appartement vide de la famille du suspect. Mais aucune des fouilles effectuées dans sa maison, notamment l'analyse d'un incinérateur, n'a permis de retrouver les corps. L'accusé, détenu depuis novembre 2008 à l'isolement à Luynes, reconnaît avoir eu des relations avec elles mais nie les enlèvements et séquestrations. Il est par ailleurs très défavorablement connu des services de police : il a déjà purgé une peine de seize ans de réclusion aux Baumettes pour vol avec arme, avant d'être remis en liberté conditionnelle.

■ Une autre affaire

La juge d'instruction a demandé le renvoi de Salameh devant les assises dans l'affaire de la disparition le 7 mai 2008, de Fatima, baby-sitter de 21 ans, près de la station Malpassé (13e).