Les tentes marseillaises bien attachées

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Pas question de lever le camp sans propositions concrètes. Les associations qui soutiennent les vingt-six sans-abri qui campent porte d'Aix (2e) ont réaffirmé hier que les tentes ne seraient pas enlevées « tant que les pouvoirs publics n'auront pas ouvert un local chauffé en centre-ville ». « Il y a une école fermée boulevard National ou un centre social très peu utilisé, rue Sénac, avec eau chaude, douches et toilettes, explique Claude, militant DAL qui dort avec les campeurs. A Marseille, il y a de quoi faire l'expérience d'un foyer pour sans-abri à taille humaine, ce que réclame la charte des Enfants de Don Quichotte. »

Les associations plaçaient hier leurs espoirs en l'action de la préfecture. « La mairie de Marseille est autiste, dénonce Christophe Maderolles, élu (Verts) au conseil municipal. Elle joue le pourrissement de la situation. » Après que le gouvernement a annoncé la création de 27 000 places d'hébergement d'urgence au plan national, la branche marseillaise des Enfants de Don Quichotte a créé hier un comité de vigilance pour vérifier si les engagements sont tenus. Porte-parole du collectif, Yannick Lopez met en garde : « Après la crise des banlieues, on a vu à Marseille que plusieurs financements promis ne sont jamais arrivés. »

Frédéric Legrand

Le comité de soutien aux sans-abris qui campent porte d'Aix appelle à un rassemblement sur place demain à partir de 17 h 30.