Poussé et pas tabassé, selon la préfecture

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Après que le vice-président (PC) du conseil régional Paca a dénoncé des « violences » à l'encontre d'un sans-papiers, la police aux frontières (PAF) a rendu hier un rapport au préfet. L'affaire remonte à la semaine dernière. Dans la nuit du 26 au 27 décembre, un sans-papiers se plaint de ne pas avoir d'oreiller dans sa cellule, au centre de rétention administrative du Canet (14e). Les versions divergent à partir de là. Selon Jean-Marc Coppola, vice-président (PC) de la région, plusieurs agents de la PAF « certainement éméchés », le frappent alors violemment dans sa cellule.

Une délégation d'élus PC a rencontré vendredi la direction du centre. « Ils n'avaient pas l'air surpris de cet incident, qu'ils mettent sur le compte de l'absence des gradés pendant le service de nuit », assure Jean-Marc Coppola. « Il n'y a pas eu de violence, affirme la préfecture. La personne faisait du raffut pour obtenir un oreiller. A la demande de ses codétenus, il a été placé à l'isolement. Comme il s'y opposait, les policiers l'ont poussé. » Selon la Cimade, l'association qui intervient au centre de rétention, aucun cas de violence n'a encore été avéré au Canet. Il y régnerait en revanche « un climat de tension » après les grèves de la faim, un suicide et plusieurs tentatives de suicide de sans-papiers dans les deux derniers mois.

F. L.

L'incident n'aurait donné lieu à aucune enquête interne ni constat médical. Selon la préfecture, les bandes des caméras des cellules « ont été vérifiées ».