«Ces cités ont été posées dans l'urgence»

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A cause du prix bas du foncier, des résidences fermées avec villas poussent en bas des immeubles de la Solidarité.
A cause du prix bas du foncier, des résidences fermées avec villas poussent en bas des immeubles de la Solidarité. — P.Magnien / 20 Minutes

A Marseille, quatorze sites font actuellement l'objet de rénovation dans le cadre de l'ANRU (agence nationale de rénovation urbaine). Avec une enveloppe de 1 milliard d'euros, fournie par l'Etat, les collectivités et les bailleurs sociaux, c'est le plus fort investissement donné à une commune. En effet, la banlieue marseillaise est intégrée dans la ville, contrairement à Lyon ou Paris. «La rénovation consiste aussi à replacer les habitants dans la dynamique de la ville, souligne Nicolas Binet, le directeur de Marseille Rénovation Urbaine, l'organisme en charge de la coordination des investissements publics dans le parc urbain. Face à un afflux de population, ces cités ont été posées dans l'urgence là où il y avait des terrains disponibles. Il a alors fallu accéder à ces logements par le même chemin qui desservait quelques années plus tôt une seule bastide». A la cité de la Solidarité (15e), le cabinet d'architecte MAP est chargé de certaines réhabilitations. «On est chargé de désenclaver la cité en impasse, en travaillant sur la voirie, les espaces extérieurs, raconte Denis Eisenlohr, architecte à MAP. Le but est aussi de mixer à terme les populations». Selon Marseille Rénovation, 6 700 logements ont été réhabilités à Marseille. A.R