Prison ferme requise dans l'affaire du «Clemenceau»

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Dans le procès sur le désamiantage du porte-avions Clemenceau qui se tient depuis lundi au tribunal correctionnel de Marseille, le ministère public a requis mardi quatre ans de prison ferme et 150 000 € d'amende à l'encontre de Jean-Claude Giannino, PDG de l'entreprise Technopure. Il est soupçonné d'être le «pivot» de cette affaire de surfacturation. Pour un chantier qui s'était tenu entre octobre 2004 et mars 2005, l'Etat avait déboursé 9 millions d'euros. Sept autres personnes sont poursuivies dans ce dossier. Le parquet a requis trois ans de prison dont trente mois avec sursis et 100 000 € d'amende à l'encontre de Michel-Ange Scarbonchi, ancien député européen PRG. Enfin, il a été requis dix mois de prison avec sursis et 15 000 € d'amende contre Jean Zozor, ancien adjoint de la maire UMP d'Aix-en-Provence Maryse Joissains.