La trop lourde facture d'un désamiantage

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Sept personnes ont comparu lundi devant le tribunal correctionnel pour avoir surfacturé le marché de désamiantage de l'ancien porte-avions Clémenceau. D'un montant de 9 millions d'euros, le contrat avait été signé en 2003 entre l'État et une filiale du groupe allemand Thyssen, la SDIC (Ship Decomissioning Industries Corporation), créée quelques jours avant de répondre à l'appel d'offres. Finalement, la SDIC avait elle-même sous-traité le chantier à Technopure, une société basée près de Marseille. Dans son ordonnance de renvoi, le juge d'instruction, Charles Duchaine, soupçonne les prévenus d'avoir «reversé à des tiers tout ou partie des sommes payées par l'État tout en garantissant leur anonymat». Parmi eux : Michel-Ange Scarbonchi, ancien député européen PRG, mis en examen pour «trafic d'influence passif», et Jean Zozor, ancien adjoint de Maryse Joissains, mis en examen pour «faux». L'audience a été suspendue.