Les sans-papiers restent soudés

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Plus d'une centaine de personnes ont manifesté hier depuis la place Charles-de-Gaulle (1er) jusqu'à la préfecture pour réclamer des régularisations, alors que les expulsions de sans-papiers se multiplient et que deux militants du Réseau éducation sans frontières (RESF) ont été interrogés mardi par la police. L'un d'eux a été convoqué au tribunal pour « violence contre agent ».

Le syndicat FSU réclamait hier « l'arrêt immédiat des poursuites ». Dans le cortège, tout le monde déplore « le durcissement de la situation ». « L'Etat veut accélérer le mouvement pour arriver à son quota de 25 000 expulsions avant la fin de l'année » estime Aude, militante SUD-Etudiant à Aix. « Ça devient de plus en plus difficile, admet Simone Djambae, parent d'élève à l'école Parmentier (1er). On se mobilise, mais les parents sans-papiers sont tout de même expulsés. Et les enfants, qu'est-ce qu'ils deviennent ? »

Hier, deux pères sans-papiers placés au centre de rétention d'Arenc (14e) ont été expulsés vers l'Algérie, d'après RESF. Les deux hommes devaient être expulsés mardi sur un bateau de la SNCM, mais l'opération avait été reportée devant la mobilisation des marins CGT. Finalement, ils ont été expulsés sur un bateau d'une compagnie algérienne.

Frédéric Legrand

Un quart des 1 200 demandes déposées par des parents dans les Bouches-du-Rhône ont conduit à des régularisations dans le cadre de la circulaire Sarkozy.