La bonne santé des santonniers

©2006 20 minutes

— 

 
  — no credit

Derrières les étals de santons, plusieurs dizaines d'entreprises. Alors que la Foire aux santons a pris ses quartiers d'hiver cours d'Estienne-d'Orves, l'activité des santonniers se diversifie. « A côté des micro-entreprises, on trouve de grosses structures avec des réseaux de revendeurs », souligne Claude Carbonnel, santonnier et président de la Foire. Les principaux fabricants de santons se lancent sur Internet : au moins cinq santonniers des Bouches-du-Rhône ont ouvert des sites Web en trois langues (français, anglais et allemand), qui permettent l'achat en ligne via un système de panier comparable à celui des grands sites de commerce électronique.

Et ça marche. D'après Meric Escoffier, patron de l'un des principaux fabricants du département (45 salariés), l'activité de sa boutique en ligne, lancée en 2000, « n'est pas négligeable » : 10 % d'un chiffre d'affaires annuel de 2 millions d'euros. Le site Internet facilite l'export (principalement vers la Suisse et la Belgique). « Avant Bush, je vendais aussi aux Etats-Unis, s'amuse Meric Escoffier. Ça reviendra... »

Autre approche marketing, la maison Arterra propose, en cette année Cézanne, un santon du célèbre peintre. Une partie des droits de ce « modèle déposé » – une première –, est reversée à la famille Cézanne. Grâce à ces innovations, l'activité des 74 santonniers du département est pérenne : selon la chambre des métiers et de l'artisanat, le nombre d'entreprises n'a pas changé depuis 2003. Et une entreprise sur deux a plus de 9 ans d'âge.

Laurent Seguin

Trente-sept santonniers présentent leurs créations sur le cours d'Estienne-d'Orves jusqu'au 31 décembre. Véritable institution, la Foire aux santons fête cette année sa 204e édition.