Le conflit s'enflamme à la centrale E.ON

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Le conflit social à la centrale thermique E.ON de Gardanne vire au bras-de-fer entre la direction et la CGT. Après la présentation d'un plan de réorganisation du travail, une partie des salariés est en grève depuis le 14 janvier. Selon la CGT, ce plan prévoit la suppression d'une vingtaine de postes et l'externalisation de plusieurs services, comme la manutention. La direction, elle, accuse les deux délégués du syndicat de harcèlement moral évoquant «l'injure, la menace et les déprédations volontaires». «Si le harcèlement moral, c'est d'interpeller la direction et lui dire qu'on n'est pas d'accord, ce n'est pas sérieux, répond Nicolas Casoni, secrétaire général de la CGT. En réalité, la direction essaye de mettre la pression sur les salariés.» Avec le secrétaire général adjoint, Nadir Hadjali, il est convoqué mardi pour un entretien préalable au licenciement.