Des « corps étrangers » dans l'assiette des écoliers

Amandine Rancoule
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Le riz camarguais ne sera plus au menu jusqu'à nouvel ordre (illustr.).
Le riz camarguais ne sera plus au menu jusqu'à nouvel ordre (illustr.). — P.Magnien / 20 Minutes


Il n'y aura plus de choux et de brocolis dans les assiettes des écoliers jusqu'à nouvel ordre. Exit également le riz camarguais. Mardi, une réunion s'est tenue entre le patron de Sodexo et la ville, après la découverte la veille «d'un corps étranger d'origine animale» dans une barquette de chou fleur bio. Ce n'est pas la première que des «corps étrangers» sont retrouvés dans l'assiette des enfants. En novembre, du riz camarguais infesté de mites alimentaires était arrivé jusque sur la table des petits de six écoles. Le 10 janvier, des chenilles avaient été trouvées dans des brocolis bio par les cantinières de deux écoles. 



Un audit externe demandé



«S'il y avait eu négligence, nous remettrons en question le contrat avec Sodexo» qui court jusqu'en 2018, indique également l'élue à l'éducation Danièle Casanova (UMP), dans l'attente des résultats d'analyses. «Il faut que Sodexo s'adapte au bio, estime François, père de deux enfants scolarisés dans le 5e. Il ne faudrait pas que le fournisseur prenne cet argument pour enlever le bio des cantines et mettre de l'industriel à la place», ajoute-t-il. Car, pour le groupe de restauration collective, les deux derniers incidents sont liés au mode de production bio. «Comme il n'y a pas de traitement phytosanitaire, on a eu cela», se défend le directeur régional Sodexo Education, Aurélien Blanchet. La ville a demandé un audit depuis les producteurs jusqu'au processus de fabrication à la cuisine centrale de Sodexo, en présence de responsables municipaux de la restauration scolaire.

■ Rassemblement

Une manifestation est organisée par le collectif Le Sursaut ce mercredi à 11 h devant la cuisine centrale à Pont de Vivaux (10e) pour «dénoncer le monopole de Sodexo et pour des repas 100 % bio».