Benoît Cheyrou, le retour en grâce

Camille Belsoeur

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Benoît Cheyrou, l'un des cadres du vestiaire marseillais, attaque sa septième saison avec l'OM.
Benoît Cheyrou, l'un des cadres du vestiaire marseillais, attaque sa septième saison avec l'OM. — P. Magnien / 20 Minutes

Pour la première fois depuis son arrivée à l'OM à l'été 2007, le milieu de terrain Benoît Cheyrou, poussé sur le banc par l'ex-Guingampais Giannelli Imbula, a entamé la saison avec un statut de remplaçant. Un sentiment étrange pour ce métronome qui tourne à une moyenne de 32 matchs par saison en Ligue 1 depuis l'exercice 2007-2008. Mais si le cadet des frères Cheyrou a rongé son frein quand Baup lui privilégiait les jeunes recrues au cœur de l'automne, il n'a jamais affiché son mécontentement en public. «Personne n'est content d'être sur le banc, mais c'est une manière d'apporter des choses positives. Je n'ai aucun problème avec Giannelli ou d'autres joueurs, déclarait-il après un match à Ajaccio où Baup l'avait aligné d'entrée le 24 novembre. Je n'ai pas de soucis, je ne suis pas inquiet pour mon temps de jeu. Je me mets à la disposition de l'entraîneur et du club.»

Cadre du vestiaire olympien et en froid avec Élie Baup depuis le mois de septembre, l'ancien joueur de l'AJ Auxerre est revenu en grâce avec José Anigo, qui l'aligne régulièrement d'entrée. Et Benoît Cheyrou le lui rend bien. «Il y a plus de rigueur avec José. Tout le monde file droit», commentait le milieu de terrain marseillais sur les ondes de RMC le 13 décembre. Sur le pré, le natif de Suresnes enchaîne les belles prestations, comme au Parc des sports d'Annecy face à Evian dimanche dernier (1-2) où il a égalisé d'une superbe frappe de 25 m. «C'était un magnifique but comme il en inscrit régulièrement», nous confie Guy Roux, son ancien entraîneur à Auxerre. Il n'a pas tort puisque Benoît Cheyrou a inscrit au moins un but lors des 12 dernières saisons de Ligue 1, un record qu'il partage avec Pedretti. «Benoît a un très bon pied gauche, c'est l'un des meilleurs joueurs de club en France, poursuit Guy Roux. Il a tout le temps progressé depuis ses débuts.» Mais en dehors de ses buts marqués souvent de loin, Cheyrou sécurise surtout l'équilibre de l'OM en récupérant de nombreux ballons (8 face à Évian), plus qu'un Imbula par exemple.

Les chiffres100 matchs disputés entre l'OL et l'OM, toutes compétitions confondues. Le bilan est légèrement favorable au club phocéen : 33 succès, 35 nuls et 32 défaites.11 matchs de Coupes disputés entre les deux clubs (9 en Coupe de France, 1 en Coupe de la Ligue et 1 en Coupe Drago). Là encore, le bilan est à l'avantage de l'OM : 6 succès, 1 nul et 4 défaites.2 finales de Coupes disputées et perdues par l'OL face à l'OM. La première en 1976, en Coupe de France (0-2) et la seconde en 2012, en Coupe de la Ligue (0-1 a.p.).