Avec Anigo, un choc psychologique, un vrai

Camille Belsoeur

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José Anigo, sur le banc de l'OM.
José Anigo, sur le banc de l'OM. — P. Fayolle / Sipa

Il y a un mois, lorsque l'OM avait achevé son parcours en Ligue des champions par une dernière défaite face à Dortmund (1-2), les joueurs marseillais s'étaient empressés d'insister, après la douche, sur le «nouvel état d'esprit» qui flottait dans le vestiaire avec la reprise en main d'Anigo. A l'époque, alors que le club des Bouches-du-Rhône terminait piteusement sa phase de poule avec un historique zéro pointé, cela ressemblait de loin à une tentative d'optimisme béat. Mais force est de constater que depuis cette première en demi-teinte de José Anigo, l'OM ne perd plus (3 victoires, 2 nuls toutes compétitions confondues) et affiche sur le terrain un état d'esprit bien plus combatif que lors des dernières semaines de l'ère Baup. «Effectivement nous démarrons très bien l'année. Nous devons continuer sur cette lancée. Je pense que si nous continuons sur cette voie nous serons bien placés en fin de championnat», confiait Florian Thauvin dans les travées du Parc des sports d'Annecy dimanche soir.

Ce Marseille version Anigo demeure cependant fragile, comme le démontre le peu de marge dont il dispose face à des équipes comme Reims (seulement battu en prolongation au Vélodrome en Coupe de France) ou Evian. «On est bien parti en 2014 mais par contre il n'y a rien de facile, analysait le président Vincent Labrune au micro d'OMtv. Il va donc falloir qu'on aborde chaque match avec un état d'esprit de conquérant.» Cela tombe bien, la motivation, c'est le credo de José Anigo. Même si c'est toujours plus compliqué de tenir sur la durée.

■ André Ayew revient

Opéré du genou le 25 novembre 2013, André Ayew a refoulé les pelouses du centre Robert Louis-Dreyfus lundi matin. L'international ghanéen a fait des tours de terrain pendant une vingtaine de minutes.