Les secteurs clés où la mairie peut basculer

Mickaël Penverne

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Marie-Arlette Carlotti.
Marie-Arlette Carlotti. — P. Magnien / 20 Minutes

La campagne démarre à peine, mais on sait déjà que l'élection se jouera dans une poignée d'arrondissements. A soixante-dix jours du premier tour, les socialistes ont deux espoirs : faire basculer le 11/12 et le 4/5. Dans le 6e secteur, Christophe Masse pourrait profiter d'une quadrangulaire au second tour avec Roland Blum (UMP), Robert Assante (DVD) et Elisabeth Philippe (FN). «Encore faut-il qu'Assante fasse plus de 10 % pour être au second tour, objecte Blum. Ce n'est pas à exclure, mais il part seul et sans aucune investiture. Je pense, au contraire, que nous aurons une triangulaire et dans ce cas-là, nous avons toutes les chances de gagner.»

Le 4/5, «capital»


Christophe Masse semble aussi sceptique sur ses chances de victoire : «Je n'oublie pas que lors de la présidentielle, Sarkozy a fait 55 % dans le 11/12. Non, pour moi, sociologiquement, la vraie bascule se trouve dans le 4/5.» Comme en 2008, c'est là en effet que devraient se jouer en grande partie les municipales. «C'est un secteur capital, confirme Marie-Arlette Carlotti (PS). Marseille se joue ici, et la métropole aussi.» «Sociologiquement, ce n'est pas un bastion de la droite républicaine et j'ai en face de moi une candidate importante puisqu'elle est ministre», reconnaît l'UMP Bruno Gilles qui s'attend à une élection «compliquée». Pour entretenir l'espoir d'une victoire finale, la droite mise, de son côté, sur le 1/7. Dominique Tian pense pouvoir faire chuter Patrick Mennucci dans son fief. «C'est jouable, assure Bruno Gilles. Il ne faut pas oublier que le 7e arrondissement est plutôt marqué à droite.»

■ Elles se reparlent…

Samia Ghali et Marie-Arlette Carlotti se reparlent : «J'ai mis mes blessures dans la poche, assure la ministre. Et je ne me laisserai pas entraîner dans un crêpage de chignon.»