La SNCM reprend la mer

Mickaël Penverne

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Les salariés, réunis en assemblée générale, ont voté la reprise du travail.
Les salariés, réunis en assemblée générale, ont voté la reprise du travail. — A.-C. Poujoulat/AFP

Les salariés de la SNCM ont voté jeudi après-midi la reprise du travail, après 9 jours de grève. Les syndicats sont en effet satisfaits des réponses apportées par le ministre des Transports. Frédéric Cuvillier leur a assuré que la Banque publique d'investissement et la Caisse des dépôts, actionnaires de la SNCM, allaient étudier «les solutions financières» pour acheter quatre nouveaux bateaux. Il leur a également promis de rédiger un décret «qui permettra de lutter contre le dumping social». Ce texte devrait imposer l'obligation pour les compagnies ayant des activités en France d'opérer sous des règles semblables au pavillon français.

440 millions à rembourser


«Nous sommes très satisfaits que l'État confirme ainsi son soutien au plan de vie et de relance industriel de notre compagnie», s'est félicité la direction de la SNCM. Mais tout n'est pas réglé. L'entreprise est toujours condamnée à rembourser 440 millions d'euros d'aides publiques jugées illégales par la Commission européenne. Veolia souhaitant quitter le navire, elle va devoir également trouver de nouveaux partenaires financiers. Frédéric Cuvillier s'est là-aussi engagé à organiser une table ronde sur «cet actionnariat du futur».

■ La facture corse

À cause de la grève, Paul-Marie Bartoli, président de l'Office de transport corse, réclame 1 590 000 d'euros de pénalités à la SNCM pour non-respect de la délégation de service public.