Les travaux pourraient durer jusqu'à deux ans

Amandine Rancoule

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Le 2 novembre, l'incendie de l'incinérateur de Fos-sur-Mer qui a duré deux jours, a détruit le centre de tri.
Le 2 novembre, l'incendie de l'incinérateur de Fos-sur-Mer qui a duré deux jours, a détruit le centre de tri. — Bertrand Langlois

La reconstruction de l'unité de méthanisation pourrait prendre entre 18 et 24 mois et coûter 60 millions d'euros. La société Everé, qui exploite l'incinérateur de Fos, travaille avec des architectes pour «déposer dans les meilleurs délais un permis de construire», a-t-elle annoncé mercredi. Le redémarrage partiel de la partie d'incinération a été autorisée le 22 novembre par la préfecture. Et, depuis le 6 décembre, les apports de déchets par train ont repris. L'usine fonctionne aujourd'hui à 85 % de ses capacités, les 15 % de déchets restants étant stockés pour l'instant à Septèmes-les-Vallons et aux Pennes-Mirabeau. Le 2 novembre, l'incinérateur, qui traite les ordures ménagères des 18 communes de la communauté urbaine (MPM), a été en partie brûlé. Le feu s'est déclenché dans l'unité de valorisation organique des déchets, qui permet leur transformation en électricité verte et compost. Il s'est ensuite propagé dans le centre de tri, désormais hors d'usage. En revanche, l'unité de valorisation énergétique traitant par incinération les déchets restants pour produire de l'énergie a été davantage épargnée. La semaine dernière, Everé a déposé plainte contre X pour incendie volontaire. Cette plainte «fait suite à la remise d'un rapport de l'expert qui exclut dans ses conclusions toute cause accidentelle dans l'origine du sinistre et considère la thèse d'un incendie d'origine volontaire comme la seule plausible», explique Everé. Aujourd'hui, la filiale de la société Urbaser attend «les résultats de l'enquête menée par la police et un expert judiciaire pour déterminer la cause précise du départ du feu.