Les Alpes du Sud en plein boom

Mickaël Penverne

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Les 68 stations des Alpes du Sud se partagent 3 700 km de pistes de ski.
Les 68 stations des Alpes du Sud se partagent 3 700 km de pistes de ski. — Bertrand Bodin

Les Alpes du Sud ne sont pas concernées par la crise. Après une saison 2012-2013 «exceptionnelle», les vacances de Noël 2013-2014 s'annoncent «très prometteuses», selon les professionnels. L'hiver dernier, les stations de la région ont enregistré 12, 6 millions de nuitées, soit une recette de 756 millions d'euros. Cette année, deux semaines avant le début des vacances, le niveau de réservation atteint déjà 60 à 70 %, et il devrait atteindre 80 à 100 % pour le réveillon du Nouvel An.

Soleil et investissements


Les 68 stations des Alpes du Sud, qui s'étendent sur trois départements, ont le vent en poupe depuis quelques années. Selon Bruno James, directeur général du Comité régional du tourisme, elles ont su conserver leur «authenticité». «On n'a pas créé quelque chose de toutes pièces pour attirer les touristes», insiste-t-il. Elles seraient également plus «proches des gens» que leurs grandes rivales des Alpes du Nord. «Notre station, c'est plus de 1 000 emplois, ce qui permet à des familles de s'enraciner et de vivre au pays», témoigne Guy Hermitte, maire de Montgenèvre. Troisième atout : l'ensoleillement, qui permettrait, selon Bruno James, de pratiquer un «ski plaisir (sic)». Surtout, les stations multiplient les investissements pour se mettre à niveau et attirer les touristes, notamment étrangers qui consomment deux à trois fois plus que les Français. Montgenèvre vient de créer un «snow park» pour les snowboarders débutants. La vallée de l'Ubaye, à 2 h de route de Marseille, inaugure quatre nouvelles remontées mécaniques pendant que Serre Chevalier ouvre une piste de luge de 4 km de long et Valberg propose une nouvelle patinoire synthétique.

■ Y a plus de jeunesse...

L'avenir des stations de ski pourrait s'assombrir. Selon les professionnels, les jeunes sont de moins en moins nombreux à fréquenter les pistes. Ce n'est pas, selon eux, le coût des séjours qui est en cause, mais la disparition des classes de neige. «C'est vraiment un point noir parce qu'on n'apprend pas, sauf exception, à skier à 50 ans, soupire Bruno James. L'apprentissage très jeune est fondamental pour l'avenir du ski.»