André-Pierre Gignac refait surface au moment idéal

Camille Belsoeur

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André-Pierre Gignac a inscrit sur penalty son 5e but de la saison en Ligue 1 dimanche au Vélodrome.
André-Pierre Gignac a inscrit sur penalty son 5e but de la saison en Ligue 1 dimanche au Vélodrome. — C. Paris / AP / Sipa

Pour relancer André-Pierre Gignac, relégué en cireur de banc de l'OM depuis plusieurs matchs, il n'y avait pas meilleur adversaire que Sochaux. Face aux joueurs du Doubs, «Dédé», bon an mal an, enfile toujours les buts : 10 en 13 rencontres. Dans un Vélodrome tendu comme un arc, il n'a donc fallu que trois minutes à l'attaquant olympien pour trouver l'ouverture dimanche en obtenant puis transformant un penalty sur l'un de ses premiers ballons (2-1, 83e).

Ce cinquième but en Ligue 1 de la saison pour André-Pierre Gignac est aussi précieux pour l'OM que pour l'attaquant olympien. Ce dernier rappelle à Elie Baup qu'il vaut peut-être mieux qu'un statut de joker derrière Jordan Ayew, qui a cédé sa place à «Dédé» à la 80e sans avoir réussi grand-chose du match. Après un mois d'août en fanfare (3 buts), Gignac, remplaçant lors des trois dernières rencontres, refait donc surface avec 2 buts en 3 bouts de match. Encensé à la fin du mois d'août, enterré un mois plus tard, le Martégal démontre une fois de plus son esprit revanchard et son mental d'acier. «Il tient bien ce rôle de joker en étant déterminé, soulignait Baup à l'issue de la rencontre. Il montre beaucoup d'envie.» On sait que ses rapports avec Elie Baup sont parfois électriques depuis les années toulousaines du coach à la casquette mais entre eux le fil n'est pas rompu. Dans le match à trois avec Jordan Ayew et Saber Khalifa il a en tout cas pris le dessus. Le Vélodrome l'a signifié dimanche face à Sochaux en sifflant Jordan Ayew qui sortait, puis en applaudissant son remplaçant : Gignac.