Ayrault vient parler transports à Marseille

POLITIQUE Le chef du gouvernement et sept ministres sont en visite à Marseille ce vendredi...

Yann Terrou

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Jean-Marc Ayrault le 28 août 2013 à Paris.
Jean-Marc Ayrault le 28 août 2013 à Paris. — PATRICK KOVARIK / AFP

Jeudi soir, autour d'une table du Malthazar, une brasserie située dans le 1er arrondissement de la ville, Jean-Marc Ayrault, son équipe et la grande majorité des élus PS de Marseille ont pu régler les derniers détails. Une priorité est sur toutes les lèvres depuis le début de la semaine : faire de cette nouvelle visite gouvernementale dans la cité phocéenne une journée marquée par des idées fortes.

 

 

Passage à la Castellane

 

 

Un collaborateur de Samia Ghali le confirme : «Les arguments de Samia lors de son rendez-vous avec Jean-Marc Ayrault à Matignon [mardi] ont été entendus ! Le Premier ministre arrive avec des financements importants pour des quartiers de Marseille qui ont trop souvent été délaissés par l'Etat.» La cité de la Castellane est au cœur de toutes les attentions. Le Premier ministre se rendra en personne ce vendredi après-midi au pied de ces tours considérées comme les plus en proie aux trafics en tout genre dans la ville. Preuve que Jean-Marc Ayrault arrive à Marseille visiblement sûr de son coup. Auparavant, le chef du gouvernement aura traversé à pied les quartiers de Noailles, Belsunce et Saint-Charles.

Concrètement les annonces du Premier ministre s'orientent vers deux directions : la sécurité et les transports. Le métro et le tramway vont voir certaines de leurs lignes prolongées. Jusqu'à Saint-André pour le tram et jusqu'à l'hôpital Nord pour le métro. La gare Saint-Charles va bénéficier d'un plan d'aide de deux milliards et demi d'euros. Il s'agira notamment de doubler les voix de TER entre Aix et Marseille. Jean-Marc Ayrault a visiblement décidé de faire dans le concret lors de sa visite à Marseille. Ça tombe bien, c'est justement sur cet aspect que le Premier ministre est particulièrement attendu ce vendredi.

■ Lettre ouverte

Jean-Marc Coppola évoque, dans un courrier adressé au chef du gouvernement, la nécessité urgente d'agir dans une ville de Marseille «à l'agonie, minée par la pauvreté, la violence et la corruption ». Ces trois phénomènes sont «la conséquence de décennies d'abandon voire, de mépris des classes populaire par l'Etat», indique dans son courrier le vice-président communiste du conseil régional