Les avocats présentent leurs robes et leur verbe

Mickaël Penverne

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La robe façon camouflage.
La robe façon camouflage. — L'Artisan Costumier

Le barreau de Marseille présente, à partir du 15 novembre, une exposition labellisée Marseille-Provence 2013 sur la robe d'avocat. Né à Byzance, ce costume judiciaire a été introduit en Espagne puis en France par Charles Quint au XVIe siècle. Depuis, la plupart des pays ont adopté ce code vestimentaire propre aux conseils, à l'exception des Etats-Unis, de la Finlande ou de la Grèce. «C'est le symbole de l'uniformité et de l'égalité entre les avocats», souligne le bâtonnier Erick Campana.

Capacité oratoire


L'exposition, baptisée « La robe d'avocat dans tous ses Etats… membres », réunira une quarantaine de costumes d'Europe et du monde : Cambodge, Liban, Québec (Canada), Palestine, Israël, etc. Pour l'occasion, un atelier lyonnais, spécialisé dans la découpe de ces habits professionnels, a même dessiné une robe «camouflage». Cette pièce unique, peinte façon tenue de combat, sera dédicacée à l'association Avocats sans frontières qui assure la défense des confrères inquiétés ou poursuivis en raison de leur engagement.

Après cette exposition, le barreau organise la 12e édition du concours de la francophonie. Le 30 novembre, dix conseils, français et étrangers, plaideront pendant un quart d'heure sur le droit et la culture. «L'avocat est souvent remarqué pour sa capacité oratoire, fait remarquer Philippe Carlini. L'idée, c'est de mettre à l'honneur cette oralité qui perd de plus en plus de terrain.» Pour Erick Campana, une bonne plaidoirie se résume en un mot : «Convaincre».

■ Pratique

L'exposition se déroule jusqu'au 26 novembre à la Maison de l'avocat située au 51, rue Grignan (6e). Gratuite, elle est ouverte au public du lundi au vendredi, de 9 h à 17 h 30.