Jordan Ayew, du clash au but

Camille Belsœur

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Jordan Ayew a marqué dans le jeu pour la première fois depuis 283 jours.
Jordan Ayew a marqué dans le jeu pour la première fois depuis 283 jours. — D. Meyer / AFP

On dit souvent qu'en football il suffit d'un bon avant-centre et d'un gardien performant pour gagner un match. Si l'OM peut toujours compter sur un portier de très haut niveau avec Steve Mandanda, le problème se pose à l'autre bout du terrain depuis le début de saison, puisque ni André-Pierre Gignac, ni Saber Khalifa ou Jordan Ayew ne savent se rendre indispensables en marquant des buts. Mais face à Rennes samedi (1-1), où l'OM a brisé sa série de défaites, le dernier nommé est sorti de sa boîte pour remettre son équipe sur les rails en marquant son premier but dans le jeu depuis 283 jours. Une éternité pour un attaquant.

Pourtant, ce match en terre bretonne, Jordan Ayew n'était pas parti pour le commencer. Ses quatre dernières titularisations en Ligue 1 (Bastia, Lorient, Saint-Etienne, PSG) n'avaient débouché sur rien de bien emballant. Surtout, l'altercation du Ghanéen avec Mathieu Valbuena à l'entraînement au centre Robert Louis-Dreyfus jeudi – où plusieurs joueurs ont quand même ceinturé Jordan Ayew pour le calmer – aurait pu refroidir Elie Baup.

« Bon pour la confiance »


Mais le coach à la casquette a estimé que ce coup de sang était une « preuve encore une fois qu'on a du caractère, qu'on se révolte, qu'on n'accepte pas la situation ». Et cette petite dispute n'a apparement pas laissé de trace dans le vestiaire olympien. En témoigne la franche accolade entre Jordan Ayew et Mathieu Valbuena avant le coup d'envoi de la rencontre, puis la joie du buteur partagée avec ses coéquipiers sur le banc de touche. « Le coach avait décidé de le lancer devant, donc pour lui, ce but est important. Pour un attaquant, c'est toujours bon pour la confiance de marquer », expliquait d'ailleurs Valbuena au coup de sifflet final.

Le but de Jordan Ayew est venu conclure une belle action collective de Marseille, avec un décalage sur le flanc droit de Romao pour Kassim Abdallah, dont le centre à ras de terre était parfaitement négocié par l'avant-centre ghanéen.