Des déchets problématiques

Amandine Rancoule

— 

Le feu a pris dans la nuit de vendredi à samedi entre 2 h et 2 h 30.
Le feu a pris dans la nuit de vendredi à samedi entre 2 h et 2 h 30. — B. Langlois / AFP

La réunion prévue ce lundi matin à la sous-préfecture d'Istres est urgente pour la gestion des ordures. Après l'incendie ayant dévasté ce week-end un tiers des installations de l'incinérateur de Fos-sur-Mer, tout le site est actuellement à l'arrêt. Mis en service depuis 2010, l'incinérateur reçoit environ 400 000 tonnes de déchets par an, soit 1 100 tonnes de déchets par jour, transportées en train depuis les 18 communes de la communauté urbaine (MPM). Et si le sinistre, dont la cause n'est pas encore connue, s'est propagé dans des bâtiments de valorisation organique, l'incinérateur à proprement parler a été préservé des flammes. «L'unité la plus importante, celle de la valorisation énergétique, n'a pas été atteinte mais on ne peut pas se prononcer sur un redémarrage», indique Béranger Saltel-Pongy, le responsable environnement de la société Everé exploitante du site. «Une évaluation précise des travaux nécessaires au redémarrage de l'incinérateur» doit être faite ce lundi, précise Eugène Caselli (PS), le président de MPM.

Des décharges limitées


Ce week-end, les déchets ménagers ont continué à être acheminés vers Fos mais déjà dimanche soir, «la capacité de stockage a atteint ses limites», souligne Eugène Caselli. Dès ce lundi, les déchets sont donc dirigés en camions vers le centre de stockage de Septèmes-les-Vallons et la déchetterie des Pennes-Mirabeau notamment. «Everé est directement concerné par la mise en place de ces mesures transitoires et de leur financement», estime Eugène Caselli. Mais les décharges autour de Marseille pourraient être rapidement saturées, comme la dizaine d'autres des Bouches-du-Rhône.