Les «trésors de la mer» émergent au Parc Chanot

Mickaël Penverne

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Grégory Lecoeur

La 40e édition du Festival mondial de l'image sous-marine démarre ce jeudi soir au Parc Chanot avec la projection de L'Univers au fil de l'eau, de Benoît Reeves. Pendant trois jours, il sera possible de voir plus de 150 films et près de 450 photos. Laurent Ballesta, célèbre plongeur de l'extrême, y présente son reportage sur les darses des terminaux pétroliers du port de Fos. Le festival se veut aussi un lieu d'échanges et d'information. Un forum permettra de faire connaissance avec le concept de «Blue Society» lancé en 2012 par le Nausicaa, le Centre national de la mer basé à Boulogne-sur-Mer. «L'idée, c'est de tirer une partie de notre développement et de notre bien-être des bienfaits de la mer, explique Philippe Valette, président du festival. A condition évidemment que cela se fasse dans des conditions de développement durable.» Selon Nausicaa, 75 % des zones très profondes sont encore inexplorées et la valeur des ressources marines est estimée à 16 000 milliards d'euros. Pour les promoteurs de la «Blue Society», l'avenir se trouverait donc au fond des mers. Cette année, le festival met aussi l'accent sur l'archéologie sous-marine. Une quinzaine de films seront projetés. «L'objectif est de sensibiliser le grand public sur ce patrimoine culturel de plus en plus menacé par l'exploitation des fonds sous-marins, explique Pierre Gilles Fleury, de la Direction des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines (DRASM), installée à l'Estaque (16e). Aujourd'hui, il y a une forme d'urgence à identifier et à protéger ce qui était considéré jusque-là comme un musée sous-marin.»