Vitrolles ouvre son album de famille

Mickaël Penverne

— 

L'expo dure jusqu'au 3 novembre.
L'expo dure jusqu'au 3 novembre. — P. Magnien / 20 Minutes

Vitrolles, une ville nouvelle, moche et sans âme ? C'est pour aller au-delà de ces clichés que le collectif Transborder, qui rassemble des photographes de la région, a créé l'exposition La Nouvelle Ville, visible au J1 jusqu'au 3 novembre. Elle raconte, à travers des archives municipales, associatives et personnelles, l'histoire de la ville depuis les années soixante.

«Les gens s'y sentent bien»


Vitrolles se développe en même temps que le bassin de Fos-sur-Mer. Ce qui n'était qu'un modeste village avant la Seconde Guerre mondiale devient en trois décennies une ville de 35 000 habitants marquée par un urbanisme utilitaire. Dans les années quatre-vingt-dix, quand le Front national s'empare de la mairie, elle devient même le symbole de l'échec des villes nouvelles. C'est cette transformation que raconte l'exposition qui s'ouvre comme un album de famille où l'on voit les habitants aller à la plage, travailler ou faire du sport mais aussi résister à la mairie frontiste. «On a voulu comprendre comment les habitants s'étaient approprié cet espace rapidement construit et comment ils s'étaient constitué une identité, explique Patrick Gherdoussi, membre du collectif Transborder et natif de Vitrolles. On a découvert, par exemple, que c'est une ville où le monde associatif est très développé.» «En fait, beaucoup de gens s'y sentent bien, confirme Philippe Conti, autre membre du collectif. Aujourd'hui, après cinquante ans d'existence, on peut dire que Vitrolles est en train de devenir une ville normale.»

■ Pratique

L'exposition se déroule au J1, place de la Joliette (2e), jusqu'au 3 novembre. Elle sera ensuite visible à Vitrolles, de mars à mai 2014, dans le hall du centre culturel George-Sand.