Un nouveau plan social chez Fralib

Amandine Rancoule
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Les Fralib ont manifesté le 2 octobre 2012 pour la relance de l'emploi.
Les Fralib ont manifesté le 2 octobre 2012 pour la relance de l'emploi. — P.Magnien/20 Minutes


Unilever doit présenter un nouveau plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) pour l'ensemble des salariés de Fralib et reprendre la procédure de consultation à son début. Le tribunal de grande instance de Nanterre a condamné la multinationale à exécuter la décision de la cour d'appel d'Aix-en-Provence du 28 février sous peine d'une astreinte sous huitaine de 3 000 euros par jour. «À défaut d'exécution dans un délai de quinze jours à compter du début de l'astreinte, le montant sera porté à 10 000 euros par jour», peut-on lire dans le jugement.



«Faire valoir les droits»



«Le juge donne une lecture de l'arrêt de la cour d'appel sans tenir compte des autres décisions intervenues et des reclassements réalisés depuis», réagit la société Fralib dans un communiqué. «Nous prenons acte de cette décision et nous allons entamer une dernière procédure», indique toutefois Frédéric Faure, le président de Fralib. Après la troisième annulation du PSE par la justice en février, la direction de Fralib avait mis fin aux contrats de travail des salariés en avril. Aucune nouvelle procédure n'a été lancée depuis. «Maintenant on va faire valoir les droits des 77 salariés qui devraient travailler chez Fralib au lieu de pointer à Pôle emploi», estime Gérard Cazorla, un syndicaliste de Fralib. Parmi ces 77 salariés, quinze sont des employés protégés qui n'avaient pas été licenciés. Une partie d'entres eux conteste depuis juillet 2011 la fermeture de la seule usine de thés Lipton et d'infusion Éléphant de France. Ils demandent toujours à la multinationale de leur céder la marque Éléphant et de leur fournir des stocks dans le cadre d'un projet de société coopérative et participative (Scop) à Gémenos.