Municipales 2014 à Marseille : Samia Ghali tentée par le PRG ?

POLITIQUE La candidate malheureuse à la primaire a laissé planer le doute sur son avenir au PS...

Mickaël Penverne

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Samia Ghali a recueilli dimanche soir 42,8 % des suffrages. Au premier tour, elle avait obtenu un peu plus de 25 %.
Samia Ghali a recueilli dimanche soir 42,8 % des suffrages. Au premier tour, elle avait obtenu un peu plus de 25 %. — P. Magnien/20 Minutes

Vont-ils pouvoir recoller les morceaux ? Si les primaires ont été un succès populaire, avec environ 24 000 votants au second tour, elles ont aussi divisé le parti socialiste marseillais. Entre les deux tours, Patrick Mennucci et Samia Ghali ont échangé des mots très durs, notamment pendant le débat sur France 3. À la fin de la semaine dernière, la sénatrice a même laissé planer le doute sur son avenir au sein du PS.

Les sénatoriales en ligne

La rumeur lui prête l'intention de rejoindre Lisette Narducci, maire du 2e secteur proche de Jean-Noël Guérini, au Parti radical de gauche (PRG). Coïncidence ou pas, il y a deux semaines, le président du conseil général s'interrogeait lui aussi sur son avenir au PS : «Je suis toujours socialiste. Peut-il y avoir une évolution ? Je ne sais pas. Je réfléchis.» Dans les rangs du parti, on ne veut pas croire à une dissidence de Samia Ghali. Les élections sénatoriales de septembre 2014 pèseront trop lourd dans la balance, explique-t-on. «Elle peut choisir de partir aux sénatoriales avec Guérini, mais cela va être compliqué, commente un des cadres du parti.

Dans les Bouches-du-Rhône, la plupart des élus sont affiliés à un parti. Pour cette élection, c'est la discipline de parti qui prévaut. Or, le PRG ne représente rien dans le département. Dans l'entourage de la sénatrice, on temporise également : «Beaucoup de choses ont été dites pendant la campagne. Maintenant, il faut digérer tout cela et voir comment on construit la suite. Nous sommes dans la réflexion, le travail et les échanges avec Mennucci. Mais rien n'est décidé pour l'instant». Le candidat a déjà annoncé que Samia Ghali aura «le poste qu'elle choisira».

 

■ Force ouvrière «prend acte»

Dans son livre «Nous les Marseillais», Patrick Mennucci dénonce la cogestion de la ville par Force ouvrière, qu'il qualifie de «crampe». Patrick Rué, secrétaire général de FO, reconnaît aujourd'hui avoir «fait des photocopies de ce chapitre que l'on a distribué à nos délégués pour qu'ils sachent comment on parle d'eux». Avant de se reprendre : «Les gens ont choisi. On en prend acte. Mais pour nous le vrai vote a lieu en 2014».