Légères secousses à l'OM

Camille Belsoeur

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Le coaching d'Elie Baup fait l'objet de débats dans les rangs olympiens.
Le coaching d'Elie Baup fait l'objet de débats dans les rangs olympiens. — P.Magnien / 20 Minutes

L'anecdote résume parfaitement la situation. Lors du dernier OM-PSG au Vélodrome (1-2), Margarita Louis-Dreyfus est venue témoigner sa confiance à Elie Baup à l'issue d'une rencontre où le clan marseillais s'est mordu les doigts devant la mauvaise tournure des évènements. Dans la cité phocéenne, où le siège d'entraîneur est toujours bouillant après une série de mauvais résultats, Elie Baup n'est pas encore en danger. Mais si ses dirigeants le soutiennent publiquement, c'est qu'il est déjà sous pression alors que son équipe gît hors du podium après 9 journées et a perdu tous ses gros matchs (Monaco, Arsenal, Dortmund, PSG). «Le bilan du début de saison de l'OM est partagé. Dès qu'il y a eu des adversaires modestes, ils ont a su gagner les matchs, mais le gros problème, ce sont ces quatre défaites dans les quatre rendez-vous importants», nous confie Rolland Courbis.

Une prudence excessive


Au centre des critiques, le coaching d'Elie Baup. L'entraîneur est accusé d'être frileux dans ses choix et de ne pas s'appuyer sur toutes les forces d'un effectif largement renforcé à l'intersaison. «Il a vécu un traumatisme lors de son éviction de Bordeaux. Pour se protéger, il choisit six ou sept joueurs, et les titularise quoiqu'il se passe», témoigne un de ses anciens dirigeants dans La Provence.

«Face aux deux favoris de la Ligue 1, l'OM perd après avoir mené au score alors que dans ces matchs-là quand tu marques le premier, tu dois gagner », remarque Rolland Courbis. En supériorité numérique lors du dernier classico, les Marseillais ont reculé puis cédé. Selon des proches du vestiaire olympien, José Anigo aurait d'ailleurs poussé un coup de gueule à l'encontre de son entraîneur à la mi-temps, alors que l'OM avait bêtement concédé l'égalisation à la 45e minute. Mais tout cela sera balayé d'un revers de main si les Marseillais s'imposent à Nice vendredi.

■ Baup n'est pas un adepte du turnover

Depuis le début de saison, et malgré le calendrier parfois surchargé de l'OM avec les soirées Ligue des champions en semaine, Elie Baup n'est pas un grand adepte du turnover. En attaque, Jordan Ayew a été choisi pour remplacer André-Pierre Gignac, blessé au pied, mais n'a pas convaincu. Saber Khalifa est, lui, resté cantonné à un rôle de joker, comme Mario Lemina ou Florian Thauvin, qui n'ont pas encore été titularisés par le coach olympien.