Gros malaise dans les hôpitaux

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Les revendications sont différentes, mais le malaise est général. A la Timone (5e), les délégués CGT ont protesté à deux reprises, les 14 et 24 novembre, contre la réduction du nombre des agents de service hospitalier (ASH) et leur précarisation. « Alors qu'il faudrait une centaine d'ASH supplémentaires, le nettoyage du service psychiatrique sera bientôt confié à une entreprise privée », dénonce Yves Castino, délégué CGT, qui considère les ASH comme partie intégrante de l'équipe médicale. « Quand un agent entre dans une chambre, c'est d'abord un patient qu'il rencontre et pas seulement des mètres carrés de ménage à réaliser. »

La grande majorité du personnel des cliniques privées Clairval (9e) et Résidence du Parc (10e) était également en grève la semaine dernière pour une revalorisation des salaires. Syndicats et direction ont trouvé un terrain d'entente vendredi soir.

A l'hôpital psychiatrique Edouard-Toulouse (15e), le mouvement de protestation mené par la CGT est virulent : 150 agents ont envahi le conseil d'administration le 23 octobre pour « faire entendre leur souffrance ». Pressions, intimidations, harcèlement de la part de la direction seraient le lot quotidien du personnel hospitalier, selon la CGT. Les syndicats FO et SUD ne relayent pas ces accusations. « Preuve qu'elles ne sont pas fondées », se défend Gilles Moullec, directeur de l'établissement. Aucune procédure judiciaire n'est engagée à ce jour. Le directeur reconnaît en revanche de nombreuses difficultés de fonctionnement : « La pénurie d'infirmiers et le manque de lits sont à la source de nos problèmes. » Un constat relevé également par les administrateurs de l'hôpital qui ont rencontré par deux fois, début novembre, la CGT. Toujours insatisfait, le syndicat poursuit le mouvement.

Laure Guiserix

La CGT organise un rassemblement devant l'hôpital Edouard-Toulouse aujourd'hui à 13 h 30, « pour le droit au respect et à la dignité dans le travail ».