Les mineurs, prioritédu conseil local de sécurité

Amandine Rancoule

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Un contrôle de police (illustration).
Un contrôle de police (illustration). — P.Magnien/20 Minutes

Place à la prévention. Née des travaux du conseil local de sécurité, une cellule de citoyenneté et de la tranquillité publique va être mise en place fin de novembre afin de prévenir la délinquance des mineurs. Trois groupes de travail, nord, sud et centre, composés chacun d'un responsable de la police, de personnalités associatives, du parquet…, transmettront des informations à cette cellule. «Ensuite, des mesures seront prises, comme la convocation de la famille, souligne Caroline Pozmentier (UMP), l'adjointe à la sécurité. Nous voulons travailler le plus en amont possible.» L'objectif est de prendre en charge cent jeunes par an.

Peines alternatives


Selon la direction départementale de la sécurité publique, 46 % des faits de délinquance de voie publique sont commis par des mineurs à Marseille, contre 30 % en France. «La ville est pauvre et certains quartiers sont les plus pauvres de France», explique Pierre-Marie Bourniquel, le directeur départemental de la sécurité publique. «Il faut tendre la main à ces mineurs à travers des stages de prévention des risques liés aux stupéfiants par exemple, estime Bruce Robin, le procureur de la République. L'établissement pour mineur (EPM) de la Valentine (11e) est plein.» Selon le syndicat national des personnels de l'éducation et du social de la protection judiciaire de la jeunesse (SNPES PJJ), le taux de récidive y atteint 70 %. «Il faut trouver des peines alternatives plus adaptées à la personne», conclut le préfet de police Jean-Paul Bonnetain.

■ Gangs

La police soupçonnerait des gangs d'utiliser des jeunes migrants errants pour commettre des vols. Ils seraient plus difficiles à prendre en charge par rapport aux mineurs dont la famille est connue.