Les pompiers ont besoin de renfort

Mickaël Penverne

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Le bataillon emploie environ 2400 personnes, dont une centaine de civils.
Le bataillon emploie environ 2400 personnes, dont une centaine de civils. — P. Magnien / 20 Minutes

Comme chaque année, les marins-pompiers de Marseille tiennent un stand à la Foire, au parc Chanot, pour tenter d'appâter de nouvelles recrues. Quatre militaires y attendent les éventuels candidats. Le bataillon embauche en permanence. Cette année, 200 postes ont été ouverts. Dans la région, un tel volume de recrutement est plutôt rare. Pourtant, seulement 7 % des candidats viennent de Marseille ou de ses environs. Tous les autres se pressent des 4 coins de l'Hexagone, voire de l'outre-mer, pour intégrer cette prestigieuse formation.

Unité d'élite


«C'est étonnant, en effet, qu'il n'y ait pas davantage de locaux, indique le vice-amiral Jean-Michel L'Hénaff. J'ai pourtant la faiblesse de penser que nous n'avons pas de problème d'image. Je préférerais qu'il y ait un peu plus de Marseillais, au moins pour leur connaissance de la ville.» Au sein de la compagnie, on peine à trouver une explication à cette quasi-absence. «Notre image d'unité d'élite nous dessert peut-être un peu, souffle le lieutenant de vaisseau Étienne Gaillard. Beaucoup de jeunes nous disent qu'ils n'arriveront jamais à passer la sélection. On recherche des sportifs, c'est vrai. Mais pas des champions olympiques non-plus !» Créé en 1939 après la destruction des Nouvelles Galeries, le bataillon emploie 2 400 personnes qui effectuent 110 000 interventions par an dans tous les domaines : secourisme, feu d'appartements, incendie de forêts et même sinistre sur les bateaux comme il y a deux semaines sur le Marseillois. «C'est ça qui me plaît justement, souligne le matelot William Cavert, originaire de Moissac dans le Tarn-et-Garonne. Ici, les interventions sont plus conséquentes et plus variées que chez moi».