C'est leur terrain de jeu

Camille Belsoeur

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Noé Delpech (à g) et Julien d'Ortoli (à dr) visent un Top 8 dans ce mondial.
Noé Delpech (à g) et Julien d'Ortoli (à dr) visent un Top 8 dans ce mondial. — P.Magnien / 20 Minutes

Sous un ciel lourd et sans vent, les dizaines d'équipages du mondial de forty-niner patientent entre leurs bateaux sur la base nautique du Roucas Blanc, à l'affût de la première brise de la journée qui sifflerait la reprise des régates qualificatives pour ce deuxième jour de compétition. Julien d'Ortoli, licencié au Yachting club de Pointe Rouge, forme avec Noé Delpech l'un des trois équipages tricolore. Mais les deux hommes portent surtout la bannière du club marseillais, organisateur de la compétition.

Une discipline olympique


«On est chez nous. On a la pression d'être les locaux de l'étape. Mais on a aussi la confiance d'être dans notre environnement, sur cette base où l'on s'entraîne au quotidien», raconte Julien d'Ortoli, tout en débâchant son dériveur de 4, 9 m. «Je crois qu'il y a du vent qui se lève», note t-il.

Dos au mur après une première journée de qualification en demi-teinte, le duo marseillais n'avait pas le droit de se rater mercredi. Habitués au top niveau (8e au mondial 2012), Julien d'Ortoli et Noé Delpech ont finalement assuré leur place dans le top 20, synonyme de qualification pour le tournoi final, en deuxième journée sur une mer d'huile.

Pensé pour la vitesse et le spectacle, le forty-niner peut atteindre sa vitesse maximale dès 8 noeuds de vent. «C'est la Formule 1 des mers», ose Christian Tommasini, le patron du Yachting club de la Pointe Rouge. «C'est un bateau très agile sur l'eau.» «Beaucoup de bareurs des bateaux de la Coupe de l'America sont passés par le 49er», explique d'ailleurs Julien d'Ortoli. L'intérêt grandissant autour de cette discipline olympique depuis l'an 2000 chez les hommes – et dès 2016 à Rio pour les femmes – attire les meilleurs marins. «Le niveau n'arrête pas de monter», confirme Julien d'Ortoli. Pour atteindre le top 8, son objectif, le duo marseillais va donc devoir s'employer à domicile.

■ Des régates jusqu'à dimanche au Roucas

Les courses du mondial de 49er sont visibles tous les jours jusqu'à dimanche, jour des finales, au large de la base nautique du Roucas Blanc, située sur la Corniche. En cas de conditions favorables, les régates débutent à 11 heures avec retour au port vers 17/18 heures. Mais le manque de vent ces prochains jours risque de repousser de quelques minutes à quelques heures chaque départ. Un village d'animation est également ouvert au public.