Les associations arc-en-ciel vont travailler de concert

Amandine Rancoule

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La fréquentation de l'Europride (du 10 au 20 juillet) a été bien en deçà de celle qui était espérée.
La fréquentation de l'Europride (du 10 au 20 juillet) a été bien en deçà de celle qui était espérée. — C. Paris / AP / Sipa / Archives

Un appel «au réveil» de la communauté lesbienne, gay, bisexuelle et transgenre (LGBT) marseillaise. Une vingtaine d'associations ont décidé de travailler ensemble dans l'intérêt de la communauté après le fiasco de l'Europride cet été. Concerts annulés, faible fréquentation, communication absente… pour beaucoup, l'Europride a fait naître un sentiment de gâchis. «Il y a eu un déficit démocratique et le milieu LGBT s'est retrouvé dépossédé, estime Philippe Murcia le président du collectif marseillais identités, diversités égalité Méditerranée (IDEM).» Nous n'allons pas nous repasser le film à l'infini, estime Stéphane Montigny, le président d'Aides PACA. Il faut maintenant négocier un après Europride. «Jusqu'à présent seules deux structures Tous & Go et Lesbian & Gay Parade (LGP), organisatrice de l'Europride, géraient la vie LGBT de la ville. Aujourd'hui, les associations veulent une troisième alternative.» Pendant longtemps, chacun s'exprimait dans son coin, désormais la maturité des acteurs de terrain et les circonstances nous amènent à vouloir parler ensemble «, explique Stéphane Montigny. La semaine dernière, une réunion a été programmée en ce sens. Des groupes de travail sur les élections, l'actualité internationale… ont été organisés. Le projet de création d'un centre gay et lesbien, comme à Paris, Lyon ou Montpellier, a refait surface. Enfin, pour favoriser les initiatives LGBT, un agenda des moments forts pour la communauté doit être établi fin novembre. Dans la perspective des élections municipales, cet appel à la mobilisation tombe à point nommé.