L'affaire de l'incendie relancée

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L'incendie avait détruit 1 069 ha.
L'incendie avait détruit 1 069 ha. — I. Hanning / AFP

Selon une expertise judiciaire, l'incendie, qui avait détruit un millier d'hectares de végétation aux portes de Marseille en 2009, a été déclenché «vraisemblablement» par une ou plusieurs balles traçantes. Ces munitions ont été utilisées le 22 juillet 2009 lors d'une séance de tirs dans le camp militaire de Carpiagne, d'où est parti le feu. «Le début d'incendie a été très vraisemblablement initié par la combustion de la composition traçante d'une ou plusieurs balles, indique le rapport.

En raison de leurs propriétés pyrotechniques, ces balles ont une haute capacité incendiaire augmentée par leur utilisation en période estivale de sécheresse sous climat méditerranéen». L'enquête avait abouti à la mise en cause d'un légionnaire mais faute de certitudes sur l'origine des flammes, il était simplement poursuivi pour «violation de consigne».

En effet, ce jour-là, l'usage des balles traçantes était strictement interdit, en raison, notamment, du vent. Mais avec cette expertise judiciaire, l'adjudant Philippe Fontaine pourrait être mis en examen pour «destruction involontaire par incendie». Le sinistre avait détruit près de 100 000 arbres, et avait fait deux blessés et 67 victimes matérielles.