Une erreur tactique contre l'ASM

C.B.

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Imbula à la lutte avec Carrasco.
Imbula à la lutte avec Carrasco. — P.Magnien/20 Minutes

Qu'on se le dise, la défaite de l'OM face à Monaco dimanche soir (1-2) n'est pas une catastrophe. Mais dans ce premier choc entre prétendants au minima à un podium, Marseille a laissé filer la tête du championnat lors d'une seconde période mal maîtrisée.

Après l'égalisation de Radamel Falcao qui a cueilli à froid les Olympiens au retour des vestiaires, l'OM a en effet décidé de se lançer sans arrière-pensée dans la bataille, ouvrant des boulevards aux attaquants du Rocher. « On a mal commencé la seconde période, et on encaisse ce but trop vite », selon le latéral de l'OM Benjamin Mendy.

Un pressing trop haut


« C'était un match ouvert de part et d'autre face à une très bonne équipe de Monaco », a expliqué Elie Baup à l'issue du match. « Le but [de Falcao, ndlr] a eu une incidence forte sur la suite, mais, malgré tout on a voulu continuer à jouer. Il fallait être capables d'être proches les uns des autres, de maintenir un pressing haut, mais c'est dur », a ajouté le coach à la casquette.

A partir du moment où Marseille a joué au même jeu que Monaco – tout pour l'attaque –, les joueurs de la principauté ont en effet pris le dessus en trouvant des espaces dans le dos de Nkoulou et Lucas Mendes, positionnés à 40 m de leur but. Le double face-à-face d'Emmanuel Rivière face à Steve Mandanda en moins d'une minute (79e et 80e), conclu par le deuxième but monégasque, en est le symbole parfait.