L'Hôpital Européen essuie ses premiers plâtres

Mickaël Penverne

— 

P.Magnien / 20 Minutes

Après trois ans de travaux, l'Hôpital Européen a ouvert ses portes la semaine dernière. Les premiers patients se perdent encore un peu dans ce bâtiment offrant une belle lumière naturelle et il reste quelques cartons à déballer. Mais le nouvel établissement hospitalier marseillais se met progressivement en marche. Les services ouvrent les uns après les autres : après les cinq «modules» de consultation la semaine dernière, le pôle chimiothérapie la semaine prochaine, les urgences seront opérationnelles le 9 septembre. Né de la fusion des centres Ambroise-Paré et Paul-Desbief, la nouvelle structure a coûté 252 millions d'euros financés par des emprunts et les fonds propres des deux hôpitaux. Elle emploie un millier de salariés, dont 300 médecins libéraux, et offre 600 lits.

Son directeur, Jean-Luc Dalmas, ambitionne de faire de l'Hôpital Européen un pôle d'excellence en matière de cancérologie, de cardiologie et d'orthopédie, grâce notamment à ses deux IRM et ses deux scanners. Un laboratoire d'analyse médical s'est également installé dans ses murs. «Nous venons rééquilibrer l'offre de soins entre le nord et le sud de la ville, précise Jean-Luc Dalmas. Et malgré la taille de l'établissement, nous tenons à conserver un esprit familial. Le climat social et la relation de proximité avec les patients sont essentiels pour nous.» Etablissement privé à but non lucratif, l'Hôpital Européen se situe à mi-chemin entre l'hôpital et la clinique. «Nous sommes attachés à la notion de service public et en même temps, nous avons l'activité d'une entreprise privée», conclut le directeur.