Règlement de comptes à Marseille: «Les violences physiques baissent, les choses bougent», selon Marie-Arlette Carlotti

A Marseille, Amandine Rancoule

— 

Marie-Arlette Carlotti le 31 janvier 2013 à Marseille.
Marie-Arlette Carlotti le 31 janvier 2013 à Marseille. — P.MAGNIEN / 20 MINUTES

La ministre déléguée à la lutte contre l'exclusion et candidate aux primaires socialistes marseillaises, Marie-Arlette Carlotti (PS) a répondu ce mardi à la sénatrice de Marseille Samia Ghali (PS), également candidate aux primaires des 13 et 20 octobre. La maire du 8e secteur, où s’est déroulé un règlement de comptes mortel lundi soir, a réclamé «des mesures concrètes» après le comité interministériel sur Marseille dont «il n’est rien sorti», selon elle.

« Je ne peux pas laisser dire ça, a réagi la ministre. Nous avons décidé de mettre davantage d’effectifs de police. Des trafics de drogue sont démantelés, les violences physiques baissent, les choses bougent. Nous avons nommé un préfet de police, décidé de faire la métropole et créé les zones de sécurité prioritaires.»

«Du grain à moudre au FN»

A la veille de l’université d’été des Verts dans la cité phocéenne, Marie-Arlette Carlotti appelle à un rassemblement de la gauche dès le premier tour. «Si nous ne sommes pas associés, nous prenons le risque que le Front national (FN) ait un groupe au conseil municipal et  fasse la pluie et le beau temps, estime-t-elle. Il veut jouer les arbitres, le juge de paix et ce qu’il se passe à Marseille lui donne du grain à moudre.»

Un conseil tous les lundis avec polices et préfet

La candidate aux primaires, en lutte contre le clientélisme, a demandé que les primaires se déroulent dans « le respect et la dignité.» «On peut gagner Marseille, à condition que nos comportements changent, estime-t-elle. Je ne participerai à aucun dérapage et je ne veux pas de mensonges pendant cette élection: les projets seront construits et chiffrés. La sécurité, par exemple, est un thème trop sérieux pour que l’on dise n’importe quoi.» Si elle est élue, Marie-Arlette Carlotti envisage déjà d’organiser un conseil «tous les lundis matins avec polices et préfet» afin d’assurer «la sécurité des Marseillais».