Euromed a créé emplois et polémique

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En dix ans, l'opération Euroméditerranée aurait permis de créer 17 000 emplois, a rapporté lundi Renaud Muselier, président (UMP) de l'établissement public. Tenant compte des emplois qui sont « sortis de la zone pour s'installer ailleurs, comme ceux de la logistique portuaire », indique l'établissement, le solde serait de 6 800 emplois nouveaux sur la zone entre 1995 et le 1er janvier 2006.

« C'est pratiquement la moitié de l'objectif fixé de création de 15 000 emplois d'ici à 2012 », se réjouit Euroméditerranée. Pour plus de la moitié (3 500 emplois nets), ceux-ci ont été créés au cours des deux dernières années, qualifiées « d'exceptionnelles » par Euroméditerranée, confirmant « l'essor du pôle d'affaires de la Joliette ». La majorité de ces créations proviennent des secteurs de l'informatique et de la communication ainsi que des services financiers, qui ont chacun généré 1 400 emplois nouveaux. Les chantiers, hors SNCF et tramway, ont aussi participé à embellir le bilan, avec 450 emplois par an. « Ces résultats sont encourageants, je ne peux que m'en réjouir, réagissait hier le maire de secteur Lisette Narducci (PS). Mais ce sont souvent des emplois qualifiés alors que la population du périmètre est modeste et non-qualifiée. »

Selon Lisette Narducci, 10 000 RMistes, sur les 60 000 que compte le département, habitent dans les trois premiers arrondissements de Marseille. « C'est très difficile d'obtenir le nombre d'embauches réalisées parmis les habitants », se défend Euroméditerranée, évoquant la difficulté de réunir les informations auprès des ANPE. En 2005, 1 225 habitants du centre-ville ont participé à une bourse pour l'emploi avec des entreprises du secteur. Sur les 1 200 CV recueillis, seuls 51 recrutements ont été effectués, dont 41 en intérim.

Laurent Berneron

Selon la mairie du 2e secteur, le taux de chômage fluctue entre 20 et 50 % dans les quartiers d'Euroméditerranée. Il est de 14 % en moyenne sur l'ensemble de la ville.