Marseille fête le retour du Tour de France

Thibault Vielle

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La foule encourage les coureurs.
La foule encourage les coureurs. — P.Magnien / 20 Minutes

Sur les treize fois où l'arrivée s'est déroulée à Marseille, sept Français ont pu lever victorieusement les bras sur la ligne d'arrivée. Finalement, si le vélo a été occulté par le football depuis quelques années à Marseille, il ne faut pas oublier que l'enceinte des Olympiens, le Stade-Vélodrome, tire son nom des courses cyclistes, dont il était jadis l'antre.

La légende Merckx


Depuis l'échappée d'Eddy Merckx en 1971, qui avait réussi l'exploit de faire arriver le peloton 1 h 30 avant l'horaire prévu, Marseille avait dû attendre dix-huit années le passage du Tour. Jean-Pierre Danguillaume, qui a remporté dans sa carrière sept étapes de la Grande Boucle, faisait partie de cette aventure. «On a roulé tellement vite qu'on est arrivé avec deux heures d'avance et il n'y avait personne dans les rues (rires)». Pour l'ancien sprinteur aujourd'hui âgé de 67 ans, il était inconcevable de ne pas venir à l'arrivée, mercredi. «Toutes les villes de France sont belles, mais Marseille, c'est mythique», explique le membre d'honneur de ce 100e Tour de France.

Au milieu du public venu en masse sur la ligne d'arrivée du cours Mendès-France, les membres des écoles cyclistes de la région attendaient ça avec impatience. «On a été invité sur le Tour en temps que cadets, mais c'est comme un rêve d'arriver ici, ça change de toutes nos courses de voir autant de gens dans les cols», explique Paul, 16 ans, du Mimosa Sprint Mandelieu.

Deux heures avant le sprint final, qui verra le Britannique Max Cavendish se rapprocher un petit peu plus de la légende Merckx, Jean-Pierre Danguillaume confie : «Je viens toujours ici avec beaucoup d'émotion.»

■ Chute à l'arrivée

Le parcours, qui se termine par deux virages brusques avant la ligne d'arrivée sur l'avenue Mendès-France, a été le témoin d'une chute très impressionnante au niveau de la 30e position.