Les gens du voyage en manque d'aires d'accueil

Mickaël Penverne

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L'aire de St-Menet offre 48 places.
L'aire de St-Menet offre 48 places. — P. Magnien / 20 Minutes

Les collectivités traînent des pieds pour accueillir les gens du voyage. Lors d'une réunion qui s'est tenue la semaine dernière, la préfète à l'égalité des chances Marie Lajus a tapé du poing sur la table en rappelant leurs obligations aux communes et aux agglomérations.

Ultimatum


Le schéma départemental d'accueil des gens du voyage prévoit la création d'un millier de places de stationnement réparties sur 34 aires d'accueil et 4 aires de grand passage. Mais pour l'instant, les Bouches-du-Rhône comptent seulement 7 aires d'accueil et une aire de grand passage. En résumé, moins d'un quart des places prévues existent déjà. Or, les collectivités ont jusqu'au 1er janvier 2014 pour se conformer à leurs obligations. Dans le cas contraire, «l'État pourra mettre en demeure les communes retardataires avant, éventuellement, de se substituer à celles qui seraient en carence», indique la préfecture. Les agglomérations d'Aix, Arles, Martigues, Aubagne, mais aussi des villes comme La Ciotat, Marignane et Fos sont concernés par cet ultimatum. Marseille, qui offre 48 places à St-Menet (11e), doit encore construire une aire d'accueil de 40 places et une aire de grand passage. Qu'est-ce qui coince ? «Il n'y a aucune remise en question des droits des gens du voyage, assure Alexandra Bounous-Duprey, conseillère générale (PS). Les élus ont envie de trouver des solutions mais ils ne trouvent pas de foncier. Peut-être faudra-t-il prévoir d'assouplir certaines règles.»

■ Familles et caravanes

Les aires d'accueil, d'une capacité maximale de 50 places, sont destinées à accueillir des familles. Les aires de grand passage doivent elles permettre le stationnement de 50 à 200 caravanes.