Les syndicats de la SNCM ont rendez-vous à Paris

Mickaël Penverne

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La flotte devrait être ramenée à 8 navires en 2014 contre 9 aujourd'hui.
La flotte devrait être ramenée à 8 navires en 2014 contre 9 aujourd'hui. — P. Magnien / 20 Minutes

Le préavis de grève à la SNCM, qui doit démarrer jeudi matin, est pour l'instant maintenu. Les syndicats vont être reçus ce mercredi, à 14 h, au ministère des Transports, à Paris. A l'issue de leur réunion avec le ministre Frédéric Cuvillier, ils décideront de lever, ou non, le mouvement. «Nous attendons des garanties écrites sur tout ce qui est nécessaire au renouvellement de la délégation de service public [entre la Corse et le continent]», martèle Frédéric Alpozzo, de la CGT. Le climat social au sein de la compagnie est tendu depuis la réunion du conseil de surveillance la semaine dernière.

Ce dernier a adopté un «plan de sauvetage» qui prévoit l'achat de quatre bateaux (deux en 2016 et deux autres en 2018) mais aussi la suppression de 500 postes sur 2 600. Le président de la compagnie a assuré lundi soir sur LCM qu'il n'y aura pas de licenciement sec. «Ce que nous allons faire, c'est réduire les recrutements de saisonniers, a détaillé Marc Dufour. C'est la nouvelle caractéristique de notre exploitation qui lisse les besoins. Nous aurons donc moins besoin de recruter cet été. Et nous allons faire un plan de départs volontaires qui va concerner exactement 194 personnes – 160 personnes qui sont dans les services au sol et 34 marins qui vont partir à la retraite et qui ne seront pas remplacés.»

Au même moment, la quasi-totalité des syndicats de la compagnie votait une motion de défiance «aux actionnaires de la SNCM» en dénonçant un «énième projet de plan d'entreprise dégradé avec une nouvelle promesse de renouvellement de flotte, sans financement ni garantie». Le comité d'entreprise, qui a démarré lundi au siège de la compagnie, s'est finalement achevé mardi midi. Mais la direction du groupe n'a pas souhaité communiquer.