Savoir plonger sans risques

Amandine Rancoule

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Selon le Crossmed, 160 opérations liées à la plongée ont eu lieu en 2012.
Selon le Crossmed, 160 opérations liées à la plongée ont eu lieu en 2012. — P.Magnien / 20 Minutes

Si le nombre d'opérations de la préfecture maritime lié à la plongée sous-marine avec bouteilles a augmenté en 2013 – 55 contre 36 sur la même période en 2012 –, il y un seul décès a été à déplorer, contre quatre en 2012. «Les accidents les plus graves touchent principalement des plongeurs expérimentés, âgés en moyenne de 50 ans et plongeant au-delà de 40 mètres, qui ne s'estiment pas concernés par des messages de prévention», précise-t-on au Crossmed (Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage de Méditerranée).

Il est conseillé d'être en bonne forme physique


«On peut encore gagner du terrain, estime Mathieu Coulange, docteur au service hyperbare de l'hôpital Sainte Marguerite (9e). On remarque que les accidents interviennent souvent à cause du non-respect des fondamentaux, comme la gestion du gaz dans la bouteille ou du lestage.» Une centaine d'accidents se produisent chaque à Marseille, «soit un sur 10 000 plongées, c'est très faible.» L'activité se démocratise, elle est pratiquée par de plus en plus de personnes. Pour pratiquer la plongée, il est conseillé d'être en bonne forme physique. «Depuis 40 ans, il y a une nette amélioration de la sécurité, pense Bernard Gardette, docteur es sciences et directeur scientifique de la Comex. Le risque zéro n'existe dans aucun sport. Il est plus dangereux de faire du VTT que de la plongée, mais il est plus compliqué de porter secours sous l'eau si quelque chose se déroule mal.» Les professionnels conseillent d'adhérer à un club et de ne jamais plonger seul.