Alessandrini, avantage OM

Thibault Vielle avec Jérémy Goujon

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Mathieu Valbuena et Romain Alessandrini, le 26 janvier 2013 à Rennes.
Mathieu Valbuena et Romain Alessandrini, le 26 janvier 2013 à Rennes. — J. F. Monier / AFP

Une véritable déclaration d'amour. C'est ce qu'a adressé Romain Alessandrini à son club formateur, dans L'Equipe. «J'ai vraiment envie de rejoindre l'OM. La possibilité de retrouver ma région, ma famille, ça compte énormément.» Le minot assure dans le même temps «qu'il n'ira pas en guerre contre le Stade Rennais». Pas sûr que cela rassérène Philippe Montanier, qui a bien spécifié qu'il comptait sur l'ancien Clermontois, la saison prochaine.

José en remet une couche


Au lendemain de l'appel du pied du gaucher, Marseille (dont l'offre de 7 millions d'euros a immédiatement été refusée par Frédéric de Saint-Sernin) est revenu à la charge par la voix de son directeur sportif. «La porte est fermée pour le moment, mais est-ce que quand un joueur veut partir, son club peut le retenir ? Chez nous, on n'y arrive pas ! Quand un joueur veut partir, ça ne sert à rien de le retenir», analyse avec une certaine satisfaction José Anigo, dans La Marseillaise. Les présidents des deux clubs se connaissant bien – De Saint-Sernin (qui n'a pas souhaité répondre à nos sollicitations, pas plus que l'agent d'Alessandrini) ayant d'ailleurs évoqué la possibilité de céder son milieu offensif… mais dans un an – son homologue olympien Vincent Labrune ne compte, a priori, pas entrer dans une surenchère malsaine. Les supporters, eux, semblent en tout cas plus partagés. A Marseille, certains n'oublient pas que Romain Alessandrini aurait pu simplement coûter 2, 5 millions d'euros l'année dernière, alors que la valeur du joueur, appelé chez les Bleus, a considérablement grimpé, malgré sa longue blessure. En Bretagne, encore adulé il y a peu, la révélation s'est mis une partie du public à dos…