La violence des cités à la barre

C.D. (avec AFP)

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Le procès qui s'ouvre ce lundi devant la cour d'assises des Bouches-du-Rhône, à Aix-en-Provence, est emblématique du climat de violence lié au trafic de drogue dans les cités.

Les faits remontent au 26 janvier 2010. Le jeune Mohamed Zouggari, 24 ans, est tué d'une balle dans le ventre dans les quartiers nord de Marseille. Cette fois, les habitants de la cité des Rosiers (14e) parlent et désignent un jeune de 18 ans, Mehdi Zerrouki. Celui-ci finit par se rendre à la police, après plus d'un mois de cavale.

Aujourd'hui âgé de 21 ans, le jeune homme comparaît pour assassinat. Il a déjà 18 condamnations à son actif, dont la moitié pour violences aggravées. Son avocat, Me Denis Fayolle, entend plaider un côté «impulsif et réactionnel» de son client, survenu après une succession «d'actes émanant de la victime».

Pour les parties civiles, «rien ne justifie que Mohamed Zouggari se fasse tuer de cette façon, même à supposer qu'il trafiquait un peu». Le verdict est attendu mercredi.